Biographie de Alfred LALIBERTé

Alfred Laliberté, autoportrait, c. 1918

 

BIOGRAPHIE

Alfred Laliberté, « né dans le bois », à Sainte-Élisabeth-de-Warwick en 1878, quitte la région des Bois-Francs en 1898 pour s’inscrire à Montréal au Conseil des arts et manufactures où s’enseignait le modelage. En 1902, c’est à Paris qu’il poursuit sa formation avec le soutien de ses  bienfaiteurs, Napoléon-Charles Cormier, Sir Wilfrid Laurier, premier ministre du Canada et grâce à une souscription publique lancée par le journal La Presse. Pendant l’absence du sculpteur, La Presse informe ses lecteurs de ses succès. À Paris, il aurait modelé cent vingt-cinq de ses petites esquisses se personnages du terroir. Par ailleurs, Paris lui a révélé un tout autre univers, celui de la sculpture allégorique.

Laliberté prend progressivement la relève du sculpteur Philippe Hébert, son aîné, dans l’exécution de monuments. Les monuments comme celui de Dollard des Ormeaux et des Patriotes ont d’ailleurs largement contribué à la réputation de l’artiste. Ses œuvres conçues sans les contraintes de commandes sont réservées aux expositions annuelles, l’Art Association of Montreal et la Royal Canadian Academy.

Dans les années 1920, Laliberté déploie son talent dans de grandes sculptures allégoriques aux lignes souples et sinueuses. Qui lui sont chères et qui traitent de la condition humaine, de la création artistique, de l’amour.

Puis il cherche à témoigner du Québec rural de son enfance, de sauvegarder la mémoire des us, coutumes et croyances disparus. Ainsi est née cette série des deux cent quatorze  bronze inspirés du terroir.

Il écrit également ses mémoires.

 

SUJETS / THÈMES

Laliberté, héritier des valeurs et de la conception esthétique de la fin du XIXe siècle français, puise dans un répertoire de formes des plus éclectiques, qui va de la statuaire grecque jusqu’à Rodin, pour façonner aussi bien ses œuvres allégoriques que celles inspirées du terroir.

 

TECHNIQUE

Laliberté inscrit dans l’argile les gestes des travailleurs de la terre et défricheurs qu’il a observé enfant.

 

EXPOSITIONS

Laliberté revient au Canada en 1907 avec suffisamment d’œuvres pour présenter une exposition qui retient l’attention des critiques et met en lumière les sources de son inspiration.

 

COLLECTIONS

Dès 1933, le Musée provincial (aujourd’hui le Musée des beaux-arts du Québec) se porte acquéreur des œuvres du sculpteur.

 

Source : Odette Legendre, Laliberté, Canada, Éditions Fides, 2001




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