Né à Amsterdam en 1815, Cornélius se retrouve en 1836 aux États-Unis où il s’enrole l’année d’après dans l’armée comme artiste topographe.
Vers 1839, il rencontre une jeune montréalaise avec qui il s’installe temporairement à Montréal. Le couple vit entre 1841 et 1846 à Rochester, New York puis à Toronto. En 1846, c’est le retour à Montréal où Krieghoff expose quelques oeuvres mais sans rencontrer de grand succès. En 1853, l’artiste déménage à Québec. En 1872, il meurt à Chicago, à l’âge de 57 ans.
Les débuts à Montréal de Cornélius Krieghoff en tant qu’artiste-peintre sont difficiles. Il doit peindre, pour subsister, des enseignes et des meubles tout en donnant des cours de peinture mal rémunérés. Il tente également de vendre ses tableaux de porte à porte. La chance lui sourit quand le marchand John Budden remarque ses oeuvres et le pittoresque de ses thèmes.
sujets:
Krieghoff dépeint dans ses tableaux la réalité québecoise de l’époque: la vie paysanne et champêtre, la situation primitive et fruste sont les sujets qui le touchent particulièrement.
En ce milieu du 19ème siècle, il y a au Québec comme au Canada anglais et aux États-Unis, une curiosité pour la vie rustique, le folklore et les amérindiens.
Les deux courants dans l’art pictural de l’époque sont le portrait et le paysage. Cornélius Krieghoff développe astucieusement un “genre” nouveau qui fait la synthèse des deux courants à la mode et propose des tableaux de moeurs où se succèdent les trappeurs en raquettes, les ponts de glace et les masures de paysans, les scènes de portage et de chasse, les courses de chevaux et les tempêtes de neige, les cabanes à sucre et les glissades en toboggan, les paysages d’automne en forêt et les campements indiens. Ces oeuvres sont empreintes d’humour parfois teinté de caricature.
Krieghoff aurait fait plus d’un millier de tableaux dans l’esprit du terroir québecois, à quoi il faudrait ajouter sa production de peintre de genre sur des sujets hollandais ou allemands.
MÉDIUM/TECHNIQUE:
Krieghoff a travaillé surtout des huiles sur toile.
COLLECTIONS:
Les Musées à travers le Canada
Des collections corporatives et privées au Canada, aux États-Unis ainsi qu’en Grande-Bretagne
BIBLIOGRAPHIE:
Cornélius Krieghoff et son oeuvre sont matière à diverse publications, notamment;
Krieghoff, J. R. Harper, 1979
la peinture au Québec depuis ses origines, M. Bigué et G. Robert, 1978
Cornelius Krieghoff: the Habitant Farm, J. Russel et Harper, Ottawa 1977
Attitude esthétique de Cornélius Krieghoff, Racar, Saskatoon, 1974
Scenes in Canada, C. Krieghoff, 1848-1862. Montréal, 1972
Cornelius Krieghoff: Peintre de moeurs, Ottawa, 1972
Cornelius Krieghoff, H. de Jouvancourt, Montréal 1971
La peinture traditionnelle au Canada Français, G. Morrisset, Ottawa 1960
The Fine Arts in Canada, Mac Tavish et Newton, Toronto 1925