Biographie de Helen MCNICOLL

Les tableaux de Helen McNicoll représentent de calmes scènes domestiques, des après-midi languissants au bord de la mer et l’intimité de scènes d’intérieur. Ils témoignent sa participation sensuelle au milieu qui l’entoure dans un style appris des impressionnistes européens.

McNicoll grandit à Montréal dans une famille qui encourage ses aspirations artistiques et sa fortune lui permet d’étudier l’art à Montréal et plus tard en Angleterre, en France et en Italie. Sa surdité, contractée après avoir souffert de la fièvre scarlatine à l’âge de deux ans, n’est pas un frein.

McNicoll étudie d’abord auprès de l’artiste accompli William Brymner (1855-1925) à l’Art Association of Montreal. Il valorise beaucoup le travail en plein air et les œuvres de McNicoll confirment qu’elle a suivi ses conseils. Ses paysages et ses marines, ses scènes de genre et ses tableaux avec figures montrent son intérêt pour le rendu des jeux subtiles de lumière et d’ombre trouvés dans la nature. Brymner reconnaît le talent de son étudiante et l’encourage à étudier à la Slade School of Art de l’Université de Londres pour terminer ses études, ce qu’elle fait en 1902.

Vivant et étudiant en Angleterre, McNicoll étudie également auprès de l’impressionniste britannique, Algernon Talmage (1871-1939), à St. Ives, une colonie d’artistes de Cornwall. Au milieu de la beauté scénique de la côte, McNicoll développe son talent pour capter la nature évocatrice de la lumière et ses effets sur l’environnement. Champs de chaume (v.1912) révèle le jeu brillant du soleil sur un champ de foin, alors que son sujet, les teintes vives et les rapides coups de pinceau hachurés évoquent les tableaux des impressionnistes français.

McNicoll envoie régulièrement ses tableaux au Canada afin qu’ils soient inclus dans les expositions annuelles à Montréal et Toronto. Avec sa réputation grandissante tant en Angleterre qu’au Canada, elle est élue à la prestigieuse Société royale des artistes britanniques de Londres en 1913. En 1914, elle devient membre associée de l’Académie royale des arts du Canada et remporte le prix de la Women’s Art Society. McNicoll reçoit constamment des éloges pour son traitement de la lumière et on lui reconnaît la capacité de saisir le subtil chatoiement du soleil dans l’air.

Après sa mort, sa famille et de ses amis proches conservent la majorité de ses œuvres jusqu’à ce que l’Art Association of Montreal organise une exposition commémorative en 1925. En 1926, l’Art Gallery of Toronto expose ses tableaux à côté de ceux de grands artistes canadiens comme Tom Thomson, Cornelius Krieghoff et Paul Peel. En 1999, une rétrospective au Musée des beaux-arts de l’Ontario, organisée par l’historienne de l’art canadien, Natalie Luckyj, renouvelle l’appréciation de la contribution de cette artiste à l’art canadien.

Musée des beaux-arts du Canada

 




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