Biographie de Jacques DE TONNANCOUR

Jacques de Tonnancour

 

BIOGRAPHIE

Né à Montréal en 1917, Jacques de Tonnancour est critique d’art, peintre, professeur, entomologiste, photographe et collectionneur d’insectes. « Je me lève tous les matins comme si je venais de naître ».

La fréquentation de la musique, de la littérature, particulièrement Valéry, et des peintres forment son esprit et son langage pictural. Jacques de Tonnancour hésite entre la carrière scientifique et les beaux-arts.

En 1937, il s'inscrit à l'École des Beaux-Arts de Montréal qu'il quitte en 1940 en dénonçant avec fracas l’académisme dans un article paru dans le Quartier Latin : « L’École des beaux-arts ou le massacre des innocents » (1940). Jacques de Tonnancour continue néanmoins de peindre.

« L’observation intense de la nature et de la qualité de geste de toute forme m’a permis de développer un sens aigu du vivant ».

Cette même année, il développe une amitié avec Alfred Pellan et Paul-Émile Borduas.Toutefois, sa rencontre avec Goodridge Roberts marqua davantage l'évolution de sa peinture à cette époque.En 1942, il expose pour la première fois, devient membre de la Société d'Art contemporain, enseigne au Montréal School of Art and Design et publie de nombreux articles, ainsi qu'une monographie sur Goodridge Roberts aux Éditions de l'Arbre en 1944.Il est boursier du gouvernement brésilien en 1945 et revient au Québec où il entreprend la constructionde sa maison et de son atelier. En 1948, il rédige le manifeste Prisme d'yeux qui revendique la liberté d'expression. Les artistes Louis Archambault, Léon Bellefleur, Albert Dumouchel, Alfred Pellan et Goodrige Roberts appuient le manifeste. Par ailleurs, l’emprise qu’a sur lui l’art de Picasso le freine au point que de 1950 à 1955, il peint très peu. Il s’y remet par le paysage laurentien. Puis, sa peinture devient de plus en plus épurée.

Déjà enseignant à l'école du Musée des beaux-arts depuis 1943, il accepte un poste de professeur à l'École des beaux-arts, en 1954. Il reçoit une bourse du gouvernement canadien en 1958 et expose ses œuvres autant au Canada qu'à l'étranger et est professeur invité de plusieurs universités. En 1969, il est nommé artiste résident à l'Université du Québec à Montréal et il y enseigne jusqu'en 1982.

En 1981, l'artiste cesse de peindre, fait de nombreux voyages dans les tropiques et devient photographe de nature et particulièrement d'insectes.

En 2002, il publie un livre intitulé Les insectes, monstres ou splendeurs cachées. En 2005, Jacques de Tonnancour décède à l’âge de 88 ans.

 

SUJETS / THÈMES

Au-delà des paysages laurentiens du début, le peintre évolue vers des formes plus abstraites nées d'une technique de collage qu'il pratique vers les années '60 jusqu'à la fin de sa carrière. L’utilisation d’une raclette en caoutchouc lui permet des variations chromatiques et formelles. Les plages de peinture sont prêtes à accueillir les collages, l’accident, les allusions symboliques, les figures géométriques.

 

TECHNIQUE

Il est l'auteur d'œuvres intégrées à l'architecture que l'on peut voir au Planétarium Dow, à l'Université de Montréal ainsi qu'à la Station de Métro Place St-Henri à Montréal. En tout dernier, il compose le décor des cabines d'ascenseurs de l'édifice La Laurentienne à Montréal.

 

PRIX

En 1958, Jacques de Tonnancour reçoit le premier prix du Winnipeg Show et en 1967, il reçoit la médaille du centenaire à l'occasion du centième anniversaire de la Confédération du Canada.

En 1979, il est nommé officier de l'Ordre du Canada. En 1980, il reçoit le prix et la médaille Philippe Hébert de la Société St-Jean Baptiste de Montréal et reçoit en 1986, un doctorat honorifique de l'Université Concordia.En 1988, le statut de professeur émérite lui est accordé par l'Université du Québec à Montréal et en 1990, un second doctorat honorifique lui est attribué par l'université McGill. En 2002, il reçoit, à titre de citoyen ayant apporté une contribution significative au Canada, la médaille du Jubilé décernée par la Reine Élizabeth II.

 

EXPOSITIONS

En 1966, la Vancouver Art Gallery présente une exposition rétrospective de ses œuvres.

The Chicago Academy of Sciences monte une exposition de ses photos sous le titre Jungle surprises en 1987, qui est reprise plus tard au Musée Marsil de St-Lambert.

The Chicago Academy of Sciences monte une exposition de ses photos sous le titre Jungle surprises en 1987, qui est reprise plus tard au Musée Marsil de St-Lambert. L'Insectarium de expose ses photos d'insectes en 1993. 

En 1999, le Musée d’art contemporain de Montréal présente une exposition intitulée Entretiens avec Jacques de Tonnancour : de l’art et de la nature.




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