Biographie de Jean MCEWEN

Jean McEwen, 1963

 

BIOGRAPHIE

Jean McEwen, né à Montréal en 1923, s’est d’abord fait connaître en tant que poète : dès 1944, alors qu’il est étudiant en pharmacie, certains de ses poèmes sont publiés dans des revues québécoises spécialisées (Le Quartier latin, Amérique française et Gants du ciel chez Fides). Il n’aborde la peinture, en autodidacte, qu’en 1946 ; il fait la rencontre de Paul-Émile Borduas en 1949, qui le guidera dans ses recherches figuratives jusqu’en 1951, année d’un séjour marquant de quinze mois à Paris, aux côtés de Jean Paul Riopelle.

C’est là que sa peinture devient abstraite, qu’il trouve sa vocation. Puis, la poésie devient le violon d’Ingres de Jean McEwen, et sa peinture – depuis l’année déterminante de 1955, date de sa rupture avec Borduas et avec la peinture automatiste – est devenue sa raison d’être, l’objet des plus grands éloges des critiques, des historiens de l’art et, bien sûr, des collectionneurs. Il décède à Montréal en 1999.

L’apport de McEwen est important et original dans l’art québécois comme dans l’art canadien.

 

SUJETS / THÈMES

McEwen est l’un des premiers artistes à valoriser ce qui devient la caractéristique de l’art québécois après l’Automatisme, soit la recherche des possibilités dynamiques du langage de la couleur. Cet engagement de coloriste emmène McEwen, profondément marqué par l’œuvre de Borduas, à poursuivre différemment l’aventure entreprise par ce dernier.

 

TECHNIQUES

Passant de l’expressionisme à l’impressionnisme abstrait, et maintenant toujours son sens du lyrisme, McEwen est par ailleurs, l’un des rares peintres canadiens qui soit demeuré fidèle à cette notion du « painterly », c’est-à-dire, de ce traitement indéterminé et complexe de la tache.

 

Source : Fernande Saint-Martin, « McEwen », Musée d’art contemporain, Montréal, 1973 ; Constance Naubert-Riser, « Jean McEwen. Poèmes barbares », Les 400 coups, 1998




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