Biographie de Maurice CULLEN

Maurice Cullen, photographie d'Edmond Dyonnet

 

BIOGRAPHIE

Maurice Cullen, né en 1886 à Terre-Neuve, alors colonie britannique, a passé la majeure partie de sa carrière à observer et à représenter le paysage canadien.

Comme la plupart des artistes canadiens de sa génération, il est allé étudier en France. D’entre eux, il est le premier à se rendre en Afrique du Nord ; comme il fut le premier à être élu à la Société Nationale des beaux-arts à Paris. Ce séjour lui permet de connaître les principaux mouvements artistiques modernes des années 1890. À son retour à Montréal, en 1895, Cullen est bien accueilli par le milieu artistique et les journaux ne tardent pas de son style de « l’école de l’Impressionnisme ». À ses débuts, bien qu’admirés par le grand public et recherchés par les jeunes peintres de la fin de cette époque victorienne, ses tableaux aux couleurs vives ne trouvèrent que peu d’acquéreurs, ceux-ci, habitués à une palette plus sombre chère aux « vieux maîtres ». Il ne se laisse toutefois pas tenter par l’enseignement ni par les facilités offertes par l’art commercial. Il continue de rendre, à sa manière, les paysages et les scènes urbaines jusqu’à la reconnaissance de son art. Ce n’est qu’en 1911, qu’il accepte un poste d’enseignement à l’Art Association of Montreal ; en 1918, il se joint aux forces canadiennes avec mission de peindre les activités sur le front. Après la guerre, Cullen revient à l’enseignement, ne cessant, discrètement, d’exercer son influence et de venir en aide à de nombreux artistes de Montréal.

Maurice Cullen est l’un des artistes les plus admirés et les plus considérés de son époque. Quelques-uns de ses tableaux sont, aujourd’hui, considérés comme des chefs-d’œuvre de l’art canadien. Il décède à Chambly en 1934.

 

SUJETS

Bien qu’il se soit attaché principalement au Québec, il a peint tout autant dans l’est et l’ouest du pays. Les thèmes de ses tableaux sont les tempêtes de neige, les vues changeantes des ports brumeux, le ramassage de la glace à Montréal, les étés luxuriants et les hivers glacés de la ville de Québec, les Laurentides.

 

Source: Sylvia Antoniou, Maurice Cullen, Agnes Etherington Art Centre, Queen’s University, Kingston, Ontario, 1982




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