Biographie de Philip SURREY

Philip Surrey, autoportrait, 1928

 

BIOGRAPHIE

Philip Surrey est né près de Calgary en Alberta. Ses parents exceptionnellement nomades se déplacent dans le monde entier : San Francisco, New York, la Suisse, Java, l’Australie, Singapour, la Malaisie, l’Inde, l’Angleterre. Revenu au Manitoba, il entre comme apprenti à l’atelier de gravure Brigden’s où il apprend à dessiner en travaillant pour le catalogue Eaton, tout en étudiant le soir à la Winnipeg School of Art. C’est une époque où, dans ses heures de liberté, il aime flâner en ville pour y prendre des centaines de croquis. En octobre 1929, il déménage à Vancouver où, en même temps qu’il gagne sa vie, il étudie la peinture sous la direction de Frederick Varley, du Groupe des Sept. En octobre 1936, il part à New York où, pendant trois mois, il suit les cours de F.V. Dumond et d’Alexander Abels, à l’Art Students’ League. C’est d’Abels, technicien incomparable, qu’il apprend à maîtriser la méthode de peinture indirecte qu’il emploie par la suite et dont se servent au XXe siècle des peintres comme le Flamand Hans Memling. En 1937, Philip Surrey s’installe à Montréal et, l’année suivante, il commence sa longue carrière de journaliste au Montreal Standard et au Weekend Magazine. Tour à tour, il est directeur de la photographie, directeur des reportages et directeur-conseil. Il n’en continue pas moins de peindre et d’exposer. Il participe aussi activement à la vie artistique de la métropole.

Membre de l’ancien Groupe de l’Est avec John Lyman, Jori Smith, Bercovitch, Humphrey, Goldberg, Philip Surrey est aussi membre-fondateur de la Société d’Art contemporain dont il est le premier trésorier et membre de la Société canadienne d’art graphique. Il décède à Montréal en 1990.

 

SUJETS

Avant tout peintre des reflets de la ville, Philip Surrey assiste principalement en spectateur aux mille et une scènes, qui chaque instant, prennent forme pour se dissiper aussitôt. Saisir l’instant et le structurer dans son ambiance, voilà l’objet de la recherche de cet artiste avide de solitude.

 

TECHNIQUES

Dans ses scènes de ville, Philip Surrey emploie avec abondance des rouges et des verts pour composer son atmosphère. Il utilise les contrastes qui lui apportent les vibrations des deux couleurs, chaude et froide.

 

PRIX

Il remporte le Premier prix au Salon du printemps, en 1953, et aussi un prix au Winnipeg Show, en 1960. Il est membre de l’Académie royale du Canada (A.R.C.) et de l’ordre du Canada.

 

EXPOSITIONS

En 1932, une peinture et un dessin et, encore en 1933, deux peintures de Surrey sont choisis pour représenter la Colombie britannique dans le All Canadian Show, au Musée des beaux-arts du Canada. Il a tenu une dizaine d’expositions personnelles et a participé à plus de 80 expositions de groupe. Il participe à toutes les expositions de la Société d’art contemporain ainsi qu’à la plupart des expositions importantes qui recensent l’art québécois et canadien depuis la fin des années 1930.

 

COLLECTIONS

Il est représenté dans quelque 200 collections privées et publiques.

 

Source : Jacques de Roussan, Philip Surrey, Collection Panorama, Montréal, 1968 ; Philip Surrey, Présences du réel, Éditions du Noroît, Canada, 1983




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