Biographie de Molly Lamb BOBAK

Molly Lamb Bobak

 

BIOGRAPHIE

Peintre, aquarelliste et graveure, Molly Lamb Bobak naît à Vancouver en Colombie britannique en 1922.Les activités de son père, collectionneur et apologiste du Groupe des Sept, ainsi que la passion de sa mère pour le jardinage et sa sensibilité à la beauté de la nature prédestinent Molly Lamb à une carrière dans les arts visuels.

Étudiante insoumise, Molly Lamb fait la rencontre de son mentor à vie, Jack L. Shadbolt, à la Vancouver School of Art (1938-1941). Shadbolt l'influence constamment tout au long de sa carrière, davantage par ses opinions que par son exemple. Elle étudie également auprès de Charles H. Scott à la Vancouver School of Art.

Elle sert dans le Service féminin de l’Armée canadienne (1942-1946), et est la première femme artiste militaire officielle (1945-1946). Grâce à l'intervention d'A.Y. Jackson et d'Harry McCurry (directeur de la Galerie nationale du Canada). Elle peint à Aldershot en Grande-Bretagne and ensuite en Hollande. Elle tire un article de ses expériences intitulé «  J’aime l’armée » et est citée pour voir dit «  C’était l’humanité que j’essayais de capter dans mes peintures ». C'est là qu'elle rencontre son mari, Bruno Boback, également artiste de guerre canadien.

À la fin de la guerre et après son mariage, Molly Bobak retourne à Vancouver où elle enseigne à la Vancouver School of Art et commence à travailler à la radio et à la télévision, pour lesquelles elle se révèle particulièrement douée. En 1950-51 Boback peint en France après avoir reçu une bourse du gouvernement français .Elle enseigne par intermittence (1952-1960), à la Vancouver Art Gallery (1954-1958) et à l’Université de la Colombie-Britannique (1958-1960). En 1960-61, elle reçoit une bourse du Conseil des Arts du Canada afin d'étudier en Europe, spécialement en Norvège. Ses études outre-mer sont interrompues à l'automne de 1960, lorsque son mari est nommé artiste résident à l'Université du Nouveau-Brunswick. Ils s'installent alors à Fredericton. Molly Bobak enseigne au Centre d’art de l’Université du Nouveau-Brunswick (1960-1977). Elle renoue avec la télévision en présentant en direct des leçons d'art.

Les peintures de Boback sont présentes dans plusieurs collections à travers le monde et est également une professeure et illustratrice accomplie. Elle a aussi travaillé pour plusieurs organisations d’art nationales et provinciales tel que l’Office National du Film du Canada ainsi que pour le comité consultatif du Musée des beaux-arts à Ottawa.

 

SUJETS / THÈMES

L'ensemble de son œuvre se divise en deux catégories : des aquarelles représentant des fleurs remplies de clarté et d'élégance, avec leur dépouillement à l'orientale, et des peintures à l'huile expressionnistes célébrant les petits événements de la vie, en particulier les affinités entre êtres humains.

 

TECHNIQUE

Bien qu'exposée à d'innombrables influences, celle de son mari n'étant pas la moindre, sa conception organique des choses et son application gestuelle des pigments la rapprochent davantage de l'école néoromantique britannique et, par extension, du travail d'artistes écossaises telles que Joan Kathleen Harding Eardley et Anne Redpath.

 

PUBLICATIONS

Son journal illustré, Double Duty: Sketches and Diaries of Molly Lamb Bobak, Canadian War Artist, est publié en 1992 par Dundurn Press. Elle a également illustré des livres pour enfants, dont Toes in my nose de Sheree Fitch.

 

DISTINCTIONS

En 1976, elle devient membre de l’Académie royale des arts du Canada. L'UNB (1983), l'U. Mount Allison (1984) et l'U. Saint Thomas (1994) lui ont décerné des diplômes honorifiques, et elle est membre de l'Académie royale des arts du Canada. En 1995, elle devient membre de l'Ordre National du Canada.

 

EXPOSITIONS

En 1993, la Mackenzie Art Gallery organise une vaste rétrospective itinérante de son travail.

 

Source : l’Encyclopédie canadienne; Colin S. MacDonald, « Johnstone, John Young » dans A dictionary of canadian artists, volume 3, Canadian Paperbacks, 1977, p. 571




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